Safâa ERRUAS /  GÉO-FRAGMENTS

     

    Itvan KEBADIAN /  ŒIL POUR ŒIL

     

     

    28 mai - 30 juillet 2021
    Vernissage : Vendredi 28 mai 2021  16h - 20h30

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Safâa Erruas, Instante del mundo (Détail), 2020 © Galerie Dominique Fiat

    Itvan Kebadian, Sans titre, 2021 © Galerie Dominique Fiat

     

     

    FR//

    Pour ces expositions, la galerie Dominique Fiat présente indépendamment les oeuvres de Safâa Erruas et Itvan Kebadian

     

    Safâa Erruas s’exprime par une démarche radicale en utilisant la monochromie, le blanc. Son travail se singularise à travers les matériaux utilisés et l’usage qu’elle en fait oscille entre douceur et violence. Fils métalliques, papiers percés sont autant de signaux qui s’opposent et s’unissent pour exprimer un propos puissant et fin à la fois. 

     

    Ses dernières œuvres créées dans les circonstances sociales et sanitaires que nous venons de vivre reflètent l’interrogation d’une observatrice d’un monde qui se fragmente sans qu’une perspective claire ne se dessine. 

    Ces œuvres évoquent un rapport au monde géographique, tantôt fragmenté, tantôt décalé... 

     

     

    «C’est autour de la question d’appartenance à une géographie que j’ai commencé à travailler sur ces dernières œuvres, et au-delà d’une géographie,  l’appartenance à la planète terre, et l’obsession de l’être humain d’aller vers d’autres planètes. 

    Dans une situation de crise sanitaire sans précédent, cette question est devenue obsessionnelle pour moi, entre la nécessité de se situer quelque part et le besoin d’être partout. 

    Les cartes fragmentées,déchirées, redessinées.. représentent cet état de fractures, déchirures, et même d’effroi de ce qui se passe sur notre planète et  auxquelles nous sommes tous êtres humains confrontés. 

    Dessiner, couper, perforer, coudre et  recoudre sont toutes des pratiques qui me permettent de mettre en évidence les vides, les ruptures et les distances mais aussi quelques connexions et une  discrète  présence du précieux et du sublime.»

    Safâa Erruas, 2021

     


    Itvan Kebadian conjugue différentes techniques pour exprimer sur le papier, la violence qui imprègne notre société et qu’il observe depuis son plus jeune âge. Les scènes de révoltes, d’insurrections et d’émeutes l’attirent et l’interrogent.  

     

    La société dominée par la recherche du profit, l’accroissement des inégalités, le choc des impérialismes, l’exacerbation des nationalismes lui semble le terreau propice aux émeutes les plus sanglantes. 

    Il s’en fait le témoin. 

     

     

     

     

     

    ENG//

     

    For those exhibitions, Galerie Dominique Fiat presents independently the works of Safâa Erruas and Itvan Kebadian

     

    Safâa Erruas expresses herself through a radical approach using monochrome, white. Her work is singled out through the materials used and the use she makes of them oscillates between softness and violence. Metallic wires, pierced papers are as many signals that oppose and unite to express a powerful and fine statement at the same time. 

     

    Her latest works, created in the social and health circumstances we have just experienced, reflect the questioning of an observer of a world that is fragmenting without a clear perspective. 

    These works evoke a relationship with the geographical world, sometimes fragmented, sometimes shifted... 

     

     

    ‘It is around the question of belonging to a geography that I began to work on these last works, and beyond a geography, belonging to the planet earth, and the obsession of the human being to go towards other planets. 

    In a situation of unprecedented health crisis, this question has become obsessive for me, between the need to be somewhere and the need to be everywhere. 

    The fragmented, torn, redrawn maps... represent this state of fractures, tears, and even dread of what is happening on our planet and which we are all human beings facing. 

    Drawing, cutting, perforating, sewing and stitching are all practices that allow me to highlight the voids, the ruptures and the distances but also some connections and a discrete presence of the precious and sublime.’

    Safâa Erruas, 2021

     

    Itvan Kebadian combines different techniques to express on paper the violence that permeates our society and that he has observed since his youth. The scenes of revolts, insurrections and riots attract and question him.  

     

    The society dominated by the search for profit, the increase of inequalities, the clash of imperialisms, the exacerbation of nationalisms seems to him to be the breeding ground for the bloodiest riots. 

    He is a witness to this. 

     

     

     


    A propos de la Base Martha
    C’est un site singulier, chargé d’histoire. Niché dans le port autonome de Marseille, ce bunker (dont le nom de code était Martha) devait devenir la principale base de sous-marins allemands en Méditerranée. Il fut commencé en mai 1943 par l’Allemagne nazie. Le débarquement massif des forces alliées en août 1944 marqua la  n du chantier. Les travaux ne furent jamais achevés. Il ne manquait que la mise en eau.
    C’est un colosse de béton armé brut de 251 mètres de long et 45 de large, protégé par un haut
    mur, face à la mer. La structure était censée résister aux bombes de 10 tonnes avec un toit de 7 mètres d’épaisseur et des murs d’enceinte de près de 3 mètres. Sa démesure le rend indestructible. En 1944, ce bunker représentait la présence allemande à Marseille. Considéré comme une verrue dans les années 60, il entre dès les années 80 dans le patrimoine de l’histoire urbaine de la ville. Aujourd’hui, sa requali cation en DATA CENTER lui offre une nouvelle perspective
    fonctionnelle et architecturale.

    Les travaux de Roxane Daumas interrogent les espaces en transition. De l’impact de la désindustrialisation sur l’ergonomie des villes Wallonnes, à l’abondance des architectures inachevées présentes sur de nombreux territoires dans le monde, chaque sujet développé par l’artiste relève l’empreinte de l’activité humaine sur nos paysages quotidiens. L’activité sociale et économique, les choix politiques successifs d’aménagement des territoires, l’histoire, les modes, chaque paramètre impacte par couches successives nos espaces de vi