POSSIBLES TERRITOIRES

    Hannah COLLINS, Thierry DIERS, Laddie John DILL, Safâa ERRUAS, Rut Blees LUXEMBURG, Sergiu TOMA

    2 février - 16 mars
    Vernissage samedi 2 février 2019


    Que nous inspire la notion de territoires?

    A travers les conflits mondiaux et tous les questionnements qui s’y rattachent, l’humain arrive immédiament en première ligne de cette réflexion, car au-delà des drames individuels et collectifs, des images défilent dans nos têtes inspirées par les actualités.

    Partant des questions géopolitiques sur le monde dans sa globalité, nos esprits divaguent rapidement vers les continents, les pays, les villes, leurs quartiers, leurs maisons et nous voici nous faufilant dans l’intime.

    Ce sont toutes ces notions que nous proposons à la réflexion à travers cette exposition, les espaces mentaux et créatifs des artistes guidant ce cheminement.

    A travers ces possibles territoires, la proposition d’une exploration débute avec une grande photo métaphorique en noir et blanc d’Hannah Collins, insatiable observatrice des questions sociales de notre époque.

    Les «plans» de Thierry Diers qui allient musicalité du geste et dessins architecturaux précis, témoignent d’une grande liberté de ton.

    Rut Blees Luxemburg scrute par l’evolution des paysages urbains et métropolitains la métamorphose de la condition humaine. Avec les plantations en ville de la vogue «verte», la ville peut-elle aussi apporter à ses habitants la sérénité de la nature. Comment le béton interagit-il avec la nature et le paysage?

    Le béton est également traité par Laddie John Dill dans ses recherches incessantes sur la lumière . Authentique artiste du mouvement Light & Space californien, l’artiste exacerbe une brutalité entre matériau pauvre éteint et brillance de la lumière.

    Les notions d’intime et de paysage s’illustrent également chez Sergiu Toma dans un huis-clos domestique où le champêtre symbolisé par une fenêtre devinée se mêle à l’urbain, et pour lequel l’héritage des traditions fait directement référence à Vermeer.

    Enfin Safaa Erruas crée par la monochromie et l’utilisation de matériaux paradoxaux, une tension et une complexité organisée entre l’intérieur et l’extérieur, le territoire intime et le territoire social.

    Ces « territoires impossibles » comme les nomment l’artiste, doivent nous tracer de nouvelles voies, de l’exploration individuelle vers l’universalité et ainsi devenir «possibles».