Pacific Standard Time // Paris

 

California Light, Space and Surface
Peter ALEXANDER
Laddie John DILL
Fred EVERSLEY
Helen PASHGIAN
 

& Project Room
Ed MOSES
Ed RUSCHA

Vernissage 10 décembre 18h-21h
10 décembre 2011 - 2 février 2012
mardi-samedi 11h-19h
La galerie sera ouverte pendant les fêtes, à l'exception des 24 et 31 décembre 2011

Opening December 10th 6-9pm
December 10th 2011 - February 2nd 2011

tuesday-saturday 11am-7pm
The gallery is open during the Christmas period, except December 24th and 31st, 2011

    Alors que l’épicentre du monde de l’art s’est déplacé vers New York depuis la fin de la guerre, la Californie, dans le même temps, voit émerger une nouvelle scène.
    La Galerie Dominique Fiat se met à l’heure de la Côte Ouest, en écho à la collaboration des soixante institutions culturelles qui, à travers la Californie du Sud, célèbrent la naissance de la scène artistique de Los Angeles. L’exposition «Pacific Stand Time // Paris» propose de redécouvrir quelques grands noms de la scène californienne qui ont contribué à cette éclosion.

    Dans les années 1960, abandonnant les formes traditionnelles de la sculpture et de la peinture, les artistes du mouvement “Light and Space” s’intéressent aux problématiques de la perception en proposant, par des modifications de l’espace sensible, une expérience corporelle au spectateur. La lumière blanche ou colorée, artificielle ou naturelle constitue leur principal matériau. Tous ont exploré le phénomène de perception de la lumière dans l’espace, évaluant les limites de luminosité et les possibilités d’immatérialité avec des matériaux industriels comme la résine et le verre.

    Dans ce contexte, Laddie John Dill s’est intéressé à l’évocation du paysage unique de la région, une collusion de beauté naturelle et architecturale et des déchets toxiques industriels. Ses «Light sentences» consistent en des expériences alchimiques (jouant sur la présence ou l’absence de mercure, d’uranium et d’hélium). L’ambiance de la lumière est attentivement contrôlée pour la garder “contenue” dans son empreinte immédiate.
    Les sculptures de Fred Eversley, dans une recherche de simplicité de la forme, combinent la beauté inhérente et les propriétés physiques uniques d’un objet matériel avec le concept de «pureté mathématique». Son questionnement autour de la transformation de l’énergie le mène vers une exploration des formes paraboliques, comme «Lens» ou «Cathedral».
    Tout au long de sa carrière, Peter Alexander a également exploré les questions de transparence, d’illumination et de couleur, utilisant l’imagerie liée au paysage californien et à l’océan pacifique. L’oeuvre «Window», agit comme un prisme, reflétant ses propres arêtes dans un effet kaléidoscopique, alors que des pièces plus récentes affichent leurs surfaces colorées en dégradé, réfléchissantes, inspirées des peintures de carrosserie de voiture ou de planches de surf.
    Helen Pashgian a elle aussi exploité les propriétés transparentes, translucides et réflectives de la résine dans des objets répondant spécifiquement aux conditions de lumière des espaces où ils sont montrés, comme cette sphère pensée comme un “monde de lumière et de couleur” que l’on pourrait tenir dans la main.

    Project Room
    En parallèle, sont présentées des oeuvres d’Ed Moses et d’Ed Ruscha qui apportent une autre sensibilité à l’exposition.  
    Héritier direct de l’expressionnisme abstrait et du minimalisme, Ed Moses est depuis presque 60 ans une figure incontournable de la scène de Los Angeles. Travaillant le processus et expérimentant les matériaux, Moses révèle ici un sens de la composition et une gestuelle très visuelle. L’amplitude du geste, la répétition des motifs confèrent à ce travail une grande force.
    Dans la série des «Vacant lots», Ed Ruscha évoque sa relation ambivalente à Los Angeles, faite de fascination et de répulsion. Attentif aux aspects plastiques de la ville et du paysage urbain, il en dévoile les obsessions - comme un urbanisme pensé à l’échelle automobile - les frustrations et les délabrements.

     
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     As the epicenter of the art world of the art shifted from Paris to New York following World War II, a new scene emerge in California. Dominique Fiat Gallery is now at the time of the West Coast, in echo in the collaboration of sixty cultural nstitutions, which celebrate the history of postwar Southern California art. “Pacific Standard Time // Paris” suggests rediscovering some artists of the Californian scene which contributed to this forming.

    At the end of the 1960s, giving up the traditional forms of sculpture and painting, the «Light and Space» artists are intrigued by questions of perception that by notion of crafting discrete objetcs. Whether by directing the flow of natural light through the use of reflective, translucent, or transparent materials, these artists each created situations capable of stimulating heughtened sensory awareness in the receptive viewer.

    Within the context of Southern California in the late 60s, Laddie John Dill quickly pushed his way into the conversation of how to evoke the region’s unique landscape, a collision of natural and architecural beauty, and industrial toxic waste. The « light sentences » were experiments in alchemy : wielding the presence and absence of mercury, uranium and hélium as a wizard waves. The ambience of the light was carrefully controlled to keep the work contained in its immediate footprint.
    Fred Eversley’s sculptures aimes to combine the inherent beauty and unique physical properties of a material object with the concept of mathematical purity and also encourage the participatory role of the spectator, in turn creating live kinetic sculptures. His scientific and aesthetic understanding of form prevails, as does his desire to encapsulate parabolic structures and represent of a formal manifestation of the principles of energy and kinetics.
    Peter Alexander has consistenly explored issues of transparency, illumination and color optics throughout his career, using imagery that is frequently based on his response to the California landscape and the Pacific Ocean. The «Window» work acts as a prims, reflecting his own edges to kaleidoscopic effect ;  
    alors que des pièces plus récentes affichent leurs surfaces parfaitement finies, colorées et réfléchissantes, inspirées des formes et des couleurs des voitures et des planches de surf.
    Throughout her career, Helen Pashgian has worked in what once was deemed a distinctly West Coast set of preoccupations—light, color, and the phenomenon of vision. She continues to make the ineffable somehow present and apparent.

    Project Room
    In parallel, will be presented some works by Ed Moses and Ed Ruscha, which bring another light to the exhibition.
    Direct inheritor of abstract expressionism and minimalism; Ed Moses, at over 80 years old, remains a prolific fixture of the Los Angeles art scene, and is respected for his inventiveness as an artist and his attentiveness to new developments in contemporary art. Always working with process and experimenting with materials as a painter, he has been critically lauded for his bold composition and innovation.
    In the « Vacant lots» series, Ed Ruscha evokes his ambivalent relation in Los Angeles. Attentive to the plastic aspects of the city and the townscape, he reveals its obsessions, frustrations and dilapidations.

     

    Des images presse sont disponibles sur demande / Press images are available on demand : press@dominiquefiat.com