WITHIN A SOUND

Rebecca Bournigault

 

6 avril - 1er juin 2013
Prolongation jusqu'au 15 juin 2013.

Vernissage 6 avril 18h-21h


16 rue des Coutures Saint-Gervais - 75003
mardi-samedi 11h-19h

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Harald Szeemann écrit dans le catalogue de la Biennale de Lyon en 1997 à propos du travail de Rebecca Bournigault :


    «Pourtant, même si chaque homme réagit différemment, il y a des observations plus générales. Les femmes sont beaucoup plus décontractées dans les Portraits que les hommes. Enfin, déjà Beuys disait que l’avenir c’étaient elles.
    Autoportrait est totalement différent des autres Portraits. On voit que cela lui fait du mal d’être l’enregistreuse et l’enregistrée. Il y a une sorte de jeu-gêne qui contient un élément dramatique et qui fait penser à ce monodrame de Jean Cocteau, filmé par Roberto Rossellini avec Anna Magnani, La Voix humaine dans Amore (1948). C’est la plus jeune artiste de la Biennale, et c’est elle qui nous donne le plus d’autres.»


    Aujourd’hui Rebecca Bournigault continue son exploration du Portrait à travers les autres en étendant son univers artistique au règne végétal et animal pour mieux cerner encore le genre humain. Fidèle aux médiums qu’elle affectionne particulièrement, elle mêle au sein de l’exposition la vidéo, l’aquarelle et le dessin sur papier.


    Un diptyque d’un couple improbable ‘‘Emeutier’’  et ‘‘Femme hystérique’’ ouvre l’exposition en côtoyant une série d’aquarelles d’après des gravures de Dürer. C’est le point de départ d’une recherche sur les animaux dans l’Histoire de l’Art.
    Des vidéos-tondos sont montrées sous forme d’un triptyque minimal et épuré «Nous sommes des déserts», premiers mots d’un texte de Gilles Deleuze :


    « En chacun de nous, il y a comme une ascèse, une partie dirigée contre nous-mêmes. Nous sommes des déserts, mais peuplés de tribus, de faunes et de flores. (...) Et toutes ces peuplades, toutes ces foules, n’empêchent pas le désert, qui est notre ascèse même, au contraire elles l’habitent, elles passent par lui, sur lui. (...) Le désert, l’expérimentation sur soi-même, est notre seule identité, notre
    chance unique pour toutes les combinaisons qui nous habitent. » — Dialogues avec Claire Parnet, Champs Flammarion, p. 18.


    Les sujets classiques de l’histoire de l’Art lui étant chers, Rebecca Bournigault clôt l’exposition par un grand nombre de vanités (série commencée dans les années 2000).

     

                                                                                                                                                                                                                            

     

    Harald Szeemann wrote in the catalog of the Biennial of Lyon in 1997 about the work of Rebecca Bournigault :


    «Even if every man reacts differently, there are more general observations. Women are much more relaxed for portraits than men. Finally, Beuys already said that they were the future. Self-portrait is totally different from other portraits. We see that it hurts her to be the recorder and recorded. There is a kind of game  of embarrassment that contains a dramatic and reminiscent that reminds us of the monodrama of Jean Cocteau, with Roberto Rossellini filmed by Anna Magnani, La Voix humaine in Amore (1948). It is the youngest artist of the Biennial, and it is what gives us most others.»


    Today Rebecca Bournigault carries on her exploration of the portrait through others by extending her artistic universe to vegetal and animal kindom to identify elements of humankind. Creating and working with her favorite mediums, she gathers in this exhibition, videos, watercolors and drawings on paper.


    A diptych of an unlikely couple ‘‘Emeutier’’ and ‘‘Femme hystérique’’ opens the exhibition among a series of watercolors by Dürer’s engravings. This is the starting point for a research on animals in the History of Art.
    Video-tondos are shown as a minimal and sleek triptych «We are deserts,» the first words of a text by Gilles Deleuze:


    «In each of us there is a sort of asceticism, with a part directed against ourselves. We are deserts, but populated by tribes, fauna and flora. (...) And all the people, all the crowds do not prevent the desert, which is our asceticism, instead they inhabit it , they pass by him, on him. (...) The desert, onself experimentation, is our only identity, our unique opportunity for all combinations which live in us.»-
    Dialogues with Claire Parnet, Champs Flammarion, p. 18.


    The artist cherishes classical subjects of the History of Art. Rebecca Bournigault closes the exhibition by a large number of Vanities (series began in the 2000s).