«Art & Mecanic» présente une série d’oeuvres réunies ici pour traiter de la hiérarchie du pouvoir relatif à l’opposition machisme/féminisme. Les symboles virils «clichés», dialoguent avec des oeuvres d’artistes femmes, féminines et féministes et posent encore la question de l’hégémonie masculine dans nos cultures.
    Par des gestes créatifs forts, les différentes oeuvres abordent la question du temps, du rôle de la femme dans nos sociétés en explorant les notions d’expérience et d’inconnu, c’est-à-dire ce qui relève du réel ou de l’illusion.
    Rebecca Bournigault continue aujourd’hui son exploration du portrait à travers les autres et elle-même («Take me in your dream»). Dans son huile sur papier, elle montre trois moments du film «Possession» de A.Zulawski où le couple joue le miroir de l’âme.
    Pour l’artiste, la notion de couple reste dans l’univers du portrait de l’âme humaine. Tout est exploration intime.
    Traiter de l’homme dans sa relation à l’autre et au monde reste pour l’artiste le sujet majeur de son oeuvre, y compris avec la série des «Selfies» qui jouent une fois de plus le jeu de l’apparence mise en exergue par les réseaux sociaux. Différents moments-clés dans un récit continu explorent les questions de genre et d’identité.
    Laddie John Dill continue ses questionnements sur la lumière, l’utilisant comme médium de prédilection depuis le début des années 70.
    Il dessine et architecture les espaces à l’aide de verres colorés en forme de tubes qui mis bout à bout forment des lignes de couleurs qui structurent l’espace et font référence aux recherches minimalistes qu’il accompagne avec ses contemporains californiens depuis 1969. Ses oeuvres figurent dans les grands musées américains (une installation au MoMA est visible jusqu’en mars 2017).
    Anita Dube , artiste indienne initialement formée comme historienne de l’art et critique à New Delhi explore le territoire des mots comme manifeste de la vie dont elle est témoin. Engageant la politique dans sa recherche esthétique du texte et de la théorie, elle entend imposer la primauté du toucher au visuel.
    Son oeuvre «Elegance...(for Mireille)» est en fil de fer recouvert de velours, matériau qu’elle affectionne particulièrement .
    Cette oeuvre incarne les mots –les rendant chair– utilise des fragments de textes, pour décrire la beauté de la résistance et le pouvoir des foules à porter le changement social.
    Elle est internationalement reconnue et fut très impliquée dans les années 80 dans les activités de l’Indian Radical Painters & Sculptor’s association, qui remirent en question le statut de l’oeuvre d’art et de l’artiste en opposition à ses prédécesseurs. Elle est devenue une référence pour les jeunes artistes de son pays.
    Thomas Lélu interprète ici en néon un tag original de Kongo, figure réputée du graffiti du 93. Le néon est devenu un matériau standard de l’art contemporain, fréquemment marqué du sceau conceptuel et longuement inscrit dans l’histoire de l’art (Bruce Nauman, Joseph Kosuth) mais il est ici revisité et nous entraîne vers d’autres horizons, ceux de la rue et de l’environnement urbain mondialisé.
    Avec les capots reprenant l’imagerie populaire des calendriers «Pirelli», l’artiste opère une transformation sémantique dans sa recherche de déconstruction des stéréotypes. Il s’agit ici de désagréger les images éculées d’assujettissement de la femme par un symbole fort du machisme, qui se voit neutralisé par l’image érotique de magazines des années 70. Cette tension suggère un basculement de pouvoir entre les deux sexes.
    Maxime Leroy est plumassier. Il prépare et manipule les plumes pour la réalisation d’oeuvres, ornements, objets ou textiles.
    Pour le Palais de Tokyo en mai 2016 soutenu par la fondation Bettencourt Schueller, il a réalisé cette moto Suzuki GSX-R750 avec des plumes sur le carénage – et travaillés également en marqueterie pour certains motifs – donnant à cet objet «un rôle à sa démesure à un objet roulant non identifié, une moto ultra sportive habillée de plumes d’oiseaux de mauvais augure». M.Leroy
    Signant de nombreuses collaborations dans les domaines de la mode, art, photographie, cinéma, décoration d’intérieur. Il est l’un des fondateurs de la maison Sacco Baret. Avec M.Marceau il apporte un nouveau souffle à la plumasserie l’ouvrant à des collaborations inattendues qui dépoussièrent ce sublime artisanat d’art.

    ART & MECANIC
    avec Rebecca Bournigault, Laddie John Dill, Anita Dube, Thomas Lélu et Maxime Leroy

    08-27 septembre 2016

    «Art & Mecanic» présente une série d’oeuvres réunies ici pour traiter de la hiérarchie du pouvoir relatif à l’opposition machisme/féminisme. Les symboles virils «clichés», dialoguent avec des oeuvres d’artistes femmes, féminines et féministes et posent encore la question de l’hégémonie masculine dans nos cultures.
    Par des gestes créatifs forts, les différentes oeuvres abordent la question du temps, du rôle de la femme dans nos sociétés en explorant les notions d’expérience et d’inconnu, c’est-à-dire ce qui relève du réel ou de l’illusion.

    Rebecca Bournigault continue aujourd’hui son exploration du portrait à travers les autres et elle-même («Take me in your dream»). Dans son huile sur papier, elle montre trois moments du film «Possession» de A.Zulawski où le couple joue le miroir de l’âme.
    Pour l’artiste, la notion de couple reste dans l’univers du portrait de l’âme humaine. Tout est exploration intime. Traiter de l’homme dans sa relation à l’autre et au monde reste pour l’artiste le sujet majeur de son oeuvre, y compris avec la série des «Selfies» qui jouent une fois de plus le jeu de l’apparence mise en exergue par les réseaux sociaux. Différents moments-clés dans un récit continu explorent les questions de genre et d’identité.

    Laddie John Dill continue ses questionnements sur la lumière, l’utilisant comme médium de prédilection depuis le début des années 70.
    Il dessine et architecture les espaces à l’aide de verres colorés en forme de tubes qui mis bout à bout forment des lignes de couleurs qui structurent l’espace et font référence aux recherches minimalistes qu’il accompagne avec ses contemporains californiens depuis 1969. Ses oeuvres figurent dans les grands musées américains (une installation au MoMA est visible jusqu’en mars 2017).

    Anita Dube, artiste indienne initialement formée comme historienne de l’art et critique à New Delhi explore le territoire des mots comme manifeste de la vie dont elle est témoin. Engageant la politique dans sa recherche esthétique du texte et de la théorie, elle entend imposer la primauté du toucher au visuel.
    Son oeuvre «Elegance...(for Mireille)» est en fil de fer recouvert de velours, matériau qu’elle affectionne particulièrement . Cette oeuvre incarne les mots –les rendant chair– utilise des fragments de textes, pour décrire la beauté de la résistance et le pouvoir des foules à porter le changement social.
    Elle est internationalement reconnue et fut très impliquée dans les années 80 dans les activités de l’Indian Radical Painters & Sculptor’s association, qui remirent en question le statut de l’oeuvre d’art et de l’artiste en opposition à ses prédécesseurs. Elle est devenue une référence pour les jeunes artistes de son pays.

    Thomas Lélu interprète ici en néon un tag original de Kongo, figure réputée du graffiti du 93. Le néon est devenu un matériau standard de l’art contemporain, fréquemment marqué du sceau conceptuel et longuement inscrit dans l’histoire de l’art (Bruce Nauman, Joseph Kosuth) mais il est ici revisité et nous entraîne vers d’autres horizons, ceux de la rue et de l’environnement urbain mondialisé.
    Avec les capots reprenant l’imagerie populaire des calendriers «Pirelli», l’artiste opère une transformation sémantique dans sa recherche de déconstruction des stéréotypes. Il s’agit ici de désagréger les images éculées d’assujettissement de la femme par un symbole fort du machisme, qui se voit neutralisé par l’image érotique de magazines des années 70. Cette tension suggère un basculement de pouvoir entre les deux sexes.

    Maxime Leroy est plumassier. Il prépare et manipule les plumes pour la réalisation d’oeuvres, ornements, objets ou textiles.
    Pour le Palais de Tokyo en mai 2016 soutenu par la fondation Bettencourt Schueller, il a réalisé cette moto Suzuki GSX-R750 avec des plumes sur le carénage – et travaillés également en marqueterie pour certains motifs – donnant à cet objet «un rôle à sa démesure, un objet roulant non identifié, une moto ultra sportive habillée de plumes d’oiseaux de mauvais augure». M.Leroy
    Signant de nombreuses collaborations dans les domaines de la mode, art, photographie, cinéma, décoration d’intérieur. Il est l’un des fondateurs de la maison Sacco Baret. Avec M.Marceau il apporte un nouveau souffle à la plumasserie l’ouvrant à des collaborations inattendues qui dépoussièrent ce sublime artisanat d’art.