ARTISTES

NICOLA LO CALZO

Nicola Lo Calzo est un photographe italo-français né à Turin (Italie) en 1979. Il vit et travaille entre Paris, les Caraïbes et l’Afrique de l’Ouest. Formé comme conservateur du patrimoine architectural et paysager auprès de l’École polytechnique de Turin, il s’oriente vers la photographie en 2009.

Les photographies de Nicola Lo Calzo donnent notamment à voir les façons dont les groupes minoritaires interagissent avec leur environnement, comment ils développent des stratégies de survie et de résistance.

 

Depuis neuf ans, il est engagé dans une recherche photographique au long cours autour des mémoires de la traite négrière et de l’esclavage. Ce projet ambitieux, intitulé « Cham », a connu et connaîtra encore des étapes en Afrique, dans les Caraïbes et en Amérique.

Artiste doctorant, sa thèse "Une photographie queer et marronne - Représenter les mémoires de l'esclavage au temps de la Postcolonie" articule deux dimensions complémentaires de la recherche en art : une pratique photographique développée autour des mémoires de la résistance à l'esclavage et plus particulièrement autour de la mémoire du Nego Fugido dans la communauté d’Acupe au Brésil (Bahia); et une réflexion théorique sur les ressorts d’une « photographie queer et marronne », pensée comme une manière de « voir d’en bas » tout autant que « de travers ». Ce travail interroge ainsi la capacité de la photographie à restituer les mémoires subalternes et à déconstruire les imaginaires hégémoniques, en croisant esthétique, éthique et pensée critique.

 

Ses photographies ont fait l’objet de nombreuses expositions dans des Musées, Centres d’Art ou Festivals, dont le MACAAL à Marrakesh, Afriques Capitales à Lille, le Musée des Confluences de Lyon, le Musée National Alinari de la Photographie à Florence, la Fondation Zinzou à Cotonou et le Tropenmuseum à Amsterdam.

Il est présent dans de nombreuses collections privées et publiques, dont la Lightwork collection à Syracuse (NY), les Archives Alinari à Florence, la Pinacoteca Civica à Monza, la Bibliothèque Nationale de France à Paris ou encore le Tropenmuseum à Amsterdam.

De 2015 à 2019, Lo Calzo a dirigé le projet « Kazal », une masterclass photographique avec les photographes du Kolektif D2, autour de la mémoire du crime sous la dictature de Duvalier, le premier projet de ce genre en Haïti. Le projet, produit par la fondation Fokal, a été publié aux éditions André Frére.

Les éditions Kehrer, Andrè Frère et Alinari ont publiés plusieurs livres de Nicola Lo Calzo : Regla (2017), Obia (2015), Inside Niger (2012) ainsi que Morgante (2011). Il est également un collaborateur régulier de la presse internationale, dont « Le Monde » (quotidien et magazine), « The New Yorker », « The New York Times » et « Internazionale ». En 2018, il a été bénéficiaire de la bourse du CNAP et nominé pour le Prix Elysee 2019-2020.

 

Nicola Lo Calzo est représenté par la Galerie Dominique FIAT à Paris.