ACTUALITES


L’artiste Emo de Medeiros a récemment fait l’objet d’un sujet dédié dans l’émission L’Afrique en Culture, diffusée sur MEDI1TV.

Au sein de sa programmation, cette rubrique met en lumière les acteurs, les initiatives et les expressions artistiques qui participent au dynamisme culturel du continent africain. Le reportage consacre ainsi un portrait à l’univers de l’artiste, présenté comme né du dialogue entre l’Afrique et l’Occident, entre tradition et modernité, héritages spirituels et technologies numériques.

Le sujet souligne que l’artiste développe une réflexion sur les identités plurielles. Son œuvre questionne ce que signifie être Africain dans un monde globalisé marqué par les échanges culturels. Refusant une vision figée de l’Afrique, il propose au contraire une approche dynamique, hybride et évolutive. Chez lui, l’identité n’est pas une racine unique mais un réseau en constante transformation.

Le reportage présente également son installation Electro-Fétiche, dans laquelle l’artiste propose au public une expérience à la fois esthétique et spirituelle. Les visiteurs sont invités à faire des offrandes électriques aux fétiches afin d’acquérir de la chance. Les statuettes sont fabriquées au Bénin selon les indications de l’artiste, qui intervient ensuite pour les « charger ». Elles produisent des effets à la fois esthétiques, spirituels et énergétiques.

La séquence revient également sur la place de l’art ancien africain dans la création contemporaine. Emo de Medeiros défend l’idée que cet héritage a inspiré des générations d’artistes et n’a jamais cessé d’irriguer les univers esthétiques des créateurs africains comme européens. Il plaide pour des formes de restitutions intellectuelles, artistiques et esthétiques, ainsi que pour une reconnaissance de la place véritable de l’art ancien africain dans l’art contemporain. Selon cette approche, il ne s’agit pas d’un simple effet de citation ou de référence, mais d’un ensemble de formes d’inspiration dont les artistes se saisissent pour produire des œuvres pleinement contemporaines.

Le sujet met en avant un univers artistique reconnaissable par son mélange audacieux de matériaux et de médiums. L’artiste intègre régulièrement des motifs inspirés des cultures africaines, des symboles textiles et diverses références culturelles qu’il associe à des circuits électroniques, des écrans LED et différents dispositifs technologiques. Cette fusion donne naissance à ce qu’il qualifie d’Afrofuturisme ou d’Electro-Fétiche : des œuvres qui évoquent des objets rituels traditionnels tout en intégrant des éléments contemporains.

Le reportage souligne que ce contraste crée une forte tension visuelle et invite le spectateur à réfléchir aux relations entre passé et futur. L’univers d’Emo de Medeiros apparaît ainsi à la fois spirituel et technologique, enraciné dans des héritages culturels tout en étant résolument tourné vers l’innovation. Il ne s’agit pas d’opposer tradition et modernité, mais de montrer qu’elles peuvent coexister et se nourrir mutuellement.

Enfin, le sujet insiste sur la notion de transformation, au cœur de sa démarche artistique. Transformation des symboles culturels, des objets, des récits et même des identités, son travail invite à repenser l’histoire coloniale et la mondialisation sans céder à une vision nostalgique ou conflictuelle. Au centre de cette démarche se trouve le dialogue : dialogue entre les continents, entre les époques, entre spiritualité et innovation.

Ses œuvres n’apportent pas de réponses définitives mais ouvrent des espaces de réflexion. Elles interrogent la manière dont les sociétés africaines s’approprient les technologies contemporaines tout en préservant leurs héritages culturels. Par son hybridation des formes et des références, ainsi que par sa volonté constante de créer des ponts, le travail d’Emo de Medeiros incarne une Afrique contemporaine, créative, connectée et en constante réinvention.

Retrouvez l'intégralité du reportage sur ce lien .


Kevork Mourad

SAVE THE DATE

PGW X KEVORK MOURAD / PERFORMANCE

Rejoignez-nous le 29 Mai au 12 Rue Martel (75010) entre 18h et 21h pour une rencontre avec Kevork Mourad, artiste actuellement exposé au sein de la galerie dans le cadre de son solo show Sailing to Nowhere.

Lors de cette rencontre, Kevork Mourad réalisera une performance unique dans laquelle il propose au public une expérience immersive de son processus de création, prolongeant la portée sensible et engagée de son travail.

PERFORMANCE DE L'ARTISTE :
29 Mai, 18h - 21h
Code : B14A6



KEVORK MOURAD / NAM Nouvelles d'Arménie Magazine

Dans son édition de Mai 2026, le magazine Nouvelles d'Arménie Magazine met à l'honneur les travaux de Kevork Mourad en présentant son exposition au sein de la Galerie Dominique Fiat ainsi que son installation à l'Institut du Monde Arabe dans le cadre de l'exposition Esclaves en Méditerranée. XVIIe-XVIIIe siècle.

Un grand merci à Lena Ickhan pour la rédaction de cet article et l'intérêt porté à son travail.


Safaa Erruas et Ghislaine Portalis, courtesy of Le 360

L'Institut Français de Rabat présente, jusqu'au 13 Juin 2026, les travaux de Safaa Erruas et Ghislaine Portalis dans une exposition commune, « Accords et dissonances, elles s’exposent ». Venez découvrir les créations de ces deux fantastiques artistes sous le commissariat de Nadine Gayet Descendre.

Merci à Najwa Targhi et Yassine Mannan d'avoir rédigé cet article, à retrouver dans son intégralité en suivant ce lien.




Chaque semaine, Le M propose sa sélection de rendez-vous, d’adresses et d’expositions à Paris. La Galerie Dominique Fiat a l’honneur d’être présentée dans une tribune consacrée à Sailing to Nowhere, une exposition de l’artiste arménien de Syrie Kevork Mourad, à découvrir jusqu’au 31 mai.

La galerie vous accueille les 29, 30 et 31 mai à l’occasion du Paris Gallery Weekend !
L’artiste, Kevork Mourad, proposera une performance picturale unique le 29 mai à 19h30, à ne pas manquer !

Un grand merci à la journaliste Marie-Anne Bruschi pour ce bel article.

Horaires et informations pratiques

La Galerie Dominique Fiat vous accueille pendant l'intégralité du Paris Gallery Weekend aux horaires suivantes:

  • Vendredi : 15h - 21h
  • Samedi : 11h - 19h
  • Dimanche : 14h - 18h

Cela fait maintenant plus d'un an que la galerie a déménagé au 12 Rue Martel, 75010, Paris. Vous pouvez y accéder depuis les stations Château d'eau (ligne 4), Strasbourg Saint-Denis (ligne 8), Gare de l'Est (ligne 5) et Poissonnière (ligne 7). La Galerie se situe au fond de la cour à droite !
Code de la porte : B14A6



Photographier l'action : mémoire visuelle, performance et mise en scène de 1970 à nos jours - Günter Brus, Nicola Lo Calzo, Hannah Collins, Emo de Medeiros, Chantal Regnault, Sue Williamson

OCTOBRE - DECEMBRE 2026

De la rue de Vienne en 1970 aux rituels contemporains du Bénin, cette exposition interroge la manière dont la photographie ne documente pas seulement la performance, mais en devient l’espace, la trace et parfois l’extension même.

À travers les œuvres de Günter BrusNicola Lo CalzoHannah CollinsJohn GotoChantal RegnaultEmo de Medeiros et Sue Williamson, le parcours montre comment, depuis plus de cinquante ans, l’image photographique accompagne, construit et prolonge des gestes performatifs, politiques, rituels et culturels.

En 1970, lors de Wiener SpaziergangGünter Brus traverse Vienne, le corps peint aux couleurs autrichiennes. L’action est éphémère, scandaleuse, presque insaisissable. Ce sont les photographies qui en assurent la postérité, transformant un acte performatif en icône de l’Actionnisme viennois.

Avec le projet KAMNicola Lo Calzo explore les mémoires des résistances issues de l’esclavage à travers des mises en scène contemporaines. Ici, la photographie n’enregistre pas un événement : elle produit l’action, elle est le théâtre où se rejouent les histoires invisibilisées.

Dans Routes to Ferran AdriàHannah Collins met en scène les réseaux humains, géographiques et économiques qui relient la cuisine à ses origines. La performance devient diffuse, inscrite dans les circulations et les gestes du quotidien que l’image rend visibles.

Les tableaux photographiques de High Summer de John Goto rejouent, avec une précision quasi picturale, des scènes sociales et politiques. La mise en scène devient un outil critique, où la photographie construit une performance pensée pour l’image.

En 1990, Chantal Regnault photographie les balls de voguing à New York. Elle saisit une culture performative née dans les marges, où l’identité se construit dans l’instant du défilé. Ses images sont aujourd’hui des archives essentielles d’une scène dont la photographie a assuré la transmission.

Au Bénin, Emo de Medeiros documente des cérémonies vaudou où performance rituelle, mémoire ancestrale et contemporanéité se croisent. L’image devient médiation entre visible et invisible.

Avec All Our MothersSue Williamson met en scène la mémoire des femmes sud-africaines ayant résisté à l’apartheid. La photographie devient espace de réparation symbolique, où la performance du souvenir se rejoue devant l’objectif.

Une histoire élargie de la performance par la photographie

L’exposition montre que, de 1970 à aujourd’hui, la photographie est passée :

  • du document de l’action
  • à l’outil de mise en scène
  • puis à l’espace même où la performance existe

Elle révèle comment l’image fixe peut contenir le mouvement, le politique, le rituel et l’intime, et comment la performance trouve dans la photographie une mémoire active plutôt qu’un simple enregistrement.




Marina Goti @CentreWallonie-Bruxelles / Paris

Deep Fields

Dans le cadre de l'exposition Deep Fields qui s'est tenue du 23 janvier au 24 mars 2026 au CentreWallonie-Bruxelles / Paris, Marina Gioti a pu exposer ses travaux aux côtés d'autres artistes contemporains, avec Félicie d'Estienne d'Orves et Olivier Schefer au commissariat d'exposition. Interrogeant les perceptions humaines, leurs limites et leur traduction dans les pratiques des artistes exposés, elle permet de créer un lien fort entre les sciences des flux et les arts, brillamment souligné dans un article de Claire Margat dans l'édition d'Avril 2026 de Art Press à retrouver ci-dessous.

À propos de l'œuvre de Marina Gioti et de l'exposition:

Marina Gioti, Kato Kosmos, 2023, side-scan sonar plexiglass prints in lightboxes
commissariat d'exposition par Félicie d'Estienne d'Orves et Olivier Schefer

Une édition à retrouver dans son intégralité sur Art Press



Suspended in Time, 2026, Kevork Mourad. Encre, acrylique sur tissu de coton.

Kevork Mourad @Institut du Monde Arabe

Esclaves en Méditerrannée. XVIIe-XVIIIe siècle

31 mars - 19 Juillet 2026

Depuis le 31 mars 2026, à l'Institut du Monde Arabe, l'exposition Esclaves en Méditerranée. XVIIe-XVIIIe siècle inscrit les œuvres de Kevork Mourad, seul artiste contemporain de l'exposition, dans un cadre réflexif plus large sur les pratiques esclavagistes méditerranéennes. L'exposition propose de retracer le récit des vies des esclaves tout en déconstruisant les stéréotypes associés au sujet.

Dans une édition spéciale de L'Histoire dédiée à l'exposition Djamila Chakour, conservatrice du musée de l'IMA et co-commissaire de l'exposition considère que, "[Suspended in time,] qui conclut l’exposition “Esclaves en Méditterranée” met en scène les figures oubliées de l’esclavage des Temps modernes à nos jours. Sur des tissus de coton, ces captifs reprennent vie. Tributaire des désirs des pouvoirs régnants ou de leurs maîtres, ils marchent en procession près d’une arcade portuaire ou rament sur des embarcations pour compter leur parcours vers leur quête de liberté. À travers les figures de ces êtres suspendus dans le temps, l’artiste syrien d’origine arménienne Kevork Mourad a voulu par ailleurs incarner la mémoire des femmes arméniennes déportées lors du génocide de 1915 à 1923. Au cours de leur marche forcée, certaines furent enlevées, réduites en esclavage et converties. À l’aide de l’encre et de l’acrylique, Kevork Mourad dessine des personnages qu’il met en scène dans un environnement empreint d’un patrimoine singulier, héritier du monde islamique et du répertoire architectural arménien. Le mouvement dynamique de ses compositions reflète son intérêt pour la musique: ses toiles sont exécutées spontanément au rythme de la musique qui anime fréquemment ses installations."

Exposition commissariée par Djamila Chakour, Meredith Martin, M'hamed Oualdi et Gillian Weiss.

https://www.imarabe.org/fr/agenda/expositions-musee/



Kevork Mourad, Crossing out of Silence, 2026, (detail), acrylic on ink on cotton and handcut, 124 x 280 x 40 cm

L’artiste arménien Kevork Mourad présente son exposition Sailing to Nowhere, actuellement exposée au sein de la Galerie Dominique Fiat, à découvrir sur NAM-ArmeNews ici.



2021 - 21 - OCTOBRE - NOCTURNE FIAC // OLGA DE AMARAL & SAFÂA ERRUAS

NOCTURNE FIAC // OLGA DE AMARAL & SAFÂA ERRUAS

18H/22H à la Galerie Dominique Fiat

Olga de Amaral

Nébula 1, 2014, papier japonais, feuille d'or, lin, gesso et acrylique
80 x 80 cm - Courtesy of Casa Amaral © Diego Amaral

La Galerie Dominique Fiat invite la Galerie La Patinoire Royale - Valérie Bach Bruxelles à l'occasion de Marais Guide.
Deux oeuvres de l'artiste Olga De Amaral y seront présentées.

Née à Bogotá (Colombie) en 1932, Olga de Amaral étudia le textile à l'Académie des Arts de Michigan aux Etats-Unis. Amaral est une artiste établie dont la technique artistique évolue sans cesse et combine art, design et artisanat. Elle transforme des tissus en sculptures artistiques en y ajoutant peinture, plâtre, métaux précieux et fibres, les rendant difficilement classables. Amaral est une figure phare dans l'Abstraction de l'après-guerre latino-américaine. Ses créations "dépourvues de cadre", composées de matériaux non-traditionnels, acquièrent chaque année une résonance historique plus importante.

Le travail d'Amaral est conduit par une passion pour la culture Colombienne et une recherche de sa propre identité. A travers son travail, Amaral tisse des liens entre l'architecture, les mathématiques, les paysages et les dichotomies socio-culturelles présents dans les territoires colombiens.
Son inspiration de l'art pré-hispanique et colonial, traduite par l'usage abondant de l'or, évoque une présence à la fois sensuelle.

Safâa Erruas

Géo-Fragments #2 - 3 Septembre/30 Octobre 2021

Safaa Erruas Comme une terre, 2021 Papier coton, aiguilles et ls de nylon sur papier coton 30x30 cm

Geo-Fragments #2

Dominique Fiat expose pour la rentrée une sélection d’œuvres récentes de Safaa Erruas.

Connu pour ses œuvres monochromes blanches qui symbolisent toutes les couleurs en une, son travail se singularise et se renouvelle en gardant une unité de langage par les matériaux utilisés, l’usage qu’elle en fait illustrant certains paradoxes de nos sociétés contemporaines. Fils métalliques, aiguilles, lames percent des matériaux souples et nobles, ici divers types de papiers. Ce sont autant de signaux qui s’opposent et s’unissent pour exprimer un propos puissant.

Ses dernières œuvres créées dans les circonstances sociales et sanitaires que nous venons de vivre reflètent l’interrogation d’une observatrice d’un monde qui se fragmente sans qu’une perspective claire ne se dessine, évocation d’un rapport au monde géopolitique, fragmenté, décalé...

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