John Goto (1949 - 2023 ) est un artiste britannique qui travaille sur des supports photographiques et numériques.
Goto est un conteur, qui utilise des formes narratives pour explorer des sujets historiques tels que l'Holocauste (Terezin 1987), l'effondrement des États communistes d'Europe de l'Est en 1989 (The Scar 1993), les dernières années de Kasimir Malevich dans la Russie stalinienne (The Commissar of Space 1998), l'iconoclasme pendant la Réforme anglaise (Loss of Face 2002) et la résistance au colonialisme britannique (Imperium 2015).
Les événements contemporains stimulent également son imagination, et parfois son indignation, comme récemment l'invasion de l'Irak (The New World Circus 2006), la présidence de Donald Trump (Borderline 2017), le Brexit (A Brexit Fantasia 2019) et la pandémie de Covid (Untitled 2020).
Le changement climatique est resté un thème récurrent dans son œuvre (Thin Air 2019, Floodscapes 2007, High Summer 2001). Enfin, son amour du jazz et de la littérature fait surface dans des œuvres telles que Django : A Life on the Move (2018) et Kafka in America (2013).
Plusieurs séries de son travail ont été exposées à la galerie ainsi qu’au Musée de L’Immigration de la Porte Dorée.
Dans ses vidéos, Takehito Koganezawa met en scène des petits riens qui prolifèrent par touches minimalistes selon une poésie contemplative. Partisan d’un graphisme filmique sans cadres établis, Takehito Koganezawa monumentalise parfois ses images, les superpose, ou les confine à une surface réduite et complexe. Eau à consistance de mercure pour la pièce Water (2005), ballet de hordes d’étourneaux dans Birds (2006), volutes improbables des voiles de Kite (2006) : ces vues familières développent un pouvoir autonome improbable et ont été exposées à la galerie.
La musique fait également partie du travail de Takehito Koganezawa : détournant objets usuels et voix humaines pour créer des compositions aléatoires, ses œuvres combinent volontiers hasards et humour. Dans Sex without sex (2004), des jeunes gens japonais en uniforme scolaire se malmènent au rythme d’une composition muette. Comme souvent dans les films de Koganezawa, le cours du film révèle une incongruité ; ici, celui d’un jeu d’empoigne dans un pays où le contact physique n’appartient pas aux normes sociales.
Tracés en pastel granuleux, ses dessins d’insectes, voitures, animaux hybrides et objets quotidiens sont réalisés en couleurs primaires, sur un fond uniformément blanc. Privées de perspective, ses figures aux accents infantiles n’appartiennent à nul contexte, ne racontent aucune histoire. Koganezawa joue sur le déséquilibre entre l’identification facile et l’étonnement.
Les œuvres de Takehito Koganezawa sont régulièrement exposées au Japon et en Europe telle l' exposition «Berlin Tokyo Tokyo Berlin» à la Neue Nationalgalerie (Berlin, 2006). L’une de ses vidéos a été diffusée au MOCA de Los Angeles en mai 2007 au sein de l’exposition «Out of The Ordinary : New Video Art From Japan». Takehito Koganezawa est né en 1974 à Tokyo.
Il vit et travaille au Japon après une dizaine d’années à Berlin.
Paul de Guzman est un artiste conceptuel et un créateur de contenu vidéo basé à Vancouver, au Canada. Né à Manille, aux Philippines, où il a étudié l'ingénierie, Paul de Guzman est autodidacte en matière d'art. Sa pratique artistique axée sur les concepts est régie par des gestes nomades et des objets transitoires, caractérisés par une sensibilité aiguë à l'égard de l'architecture, de l'urbanisme, de l'engagement social et du post-colonialisme.
Travaillant dans une variété de médias - dessin, texte, sculpture, installation, photographie, vidéo, performance et pratique sociale - un résultat important de ses recherches artistiques actuelles examine le rôle de la langue, de l'architecture et du colonialisme en tant que moyens de communication.
Il considère le langage, l'architecture comme mécanismes de contrôle social.
Son travail a été exposé dans des espaces d'art public locaux et internationaux tels que la Vancouver Art Gallery (Canada), le Musée d'art de Joliette (Canada), la Fondation Darling (Montréal, Canada), l'Art Gallery of Windsor (Canada), les Oakville Galleries (Canada), Kenderdine Art Gallery (Saskatoon, Canada), apexart (New York, USA), Artspace (Connecticut, USA), Palo Alto Art Centre (Californie, USA), l'ÉSAD et l'École du Magasin (Grenoble, France), Fondation Boghossian (Bruxelles, Belgique),Stichting Duende (Rotterdam, Pays-Bas), Turbine Hall at Tate Modern (Londres, Royaume-Uni), etc.
Ses œuvres font partie de la collection publique permanente de la Banque d'œuvres d'art du Conseil des Arts du Canada, de la Vancouver ArtGallery (Canada), des Simon Fraser University Galleries (Burnaby, Canada), de la Kenderdine Art Gallery (Saskatoon, Canada), du Hofstra University Museum (New York, États-Unis), de la Yale University Art Gallery (Connecticut, États-Unis) et d'autres encore.
Sue Williamson (née en 1941 à Lichfield, UK, vit à Cape Town) a émigré avec sa famille en Afrique du Sud en 1948. Formée à la gravure, Williamson travaille dans le domaine de l’installation, de la photographie et de la vidéo.
Elle fait partie de la génération pionnière des artistes sud-africains qui ont commencé à travailler dans les années 1970 sur le changement social de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Dans les années 1980, elle est devenue internationalement reconnue pour sa série de portraits de femmes impliquées dans la lutte politique du pays.
Williamson est présente dans de nombreuses collections publiques, notamment à la Tate Modern, le Victoria and Albert Museum de Londres, le Museum of Modern Art de New York et le Musée National d’Art Moderne et Contemporain du Centre Pompidou et le Fonds National d’Art Contemporain ( FNAC).
Ces dernières années, son travail a été vu à Paris lors d’expositions à la Maison Rouge, à la Fondation Louis Vuitton, à la Monnaie de Paris et le Mac Val - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne et à la galerie depuis 2020.
Une rétrospective de son oeuvre a lieu à partir du 20 Février 2025 au Iziko National Gallery à Cape Town.